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Bruyères-Vosges

Bruyères-Vosges

Je développe ce blog depuis décembre 2005, afin de partager ma passion pour ma ville natale de Bruyères et ses environs. J'y présente photographies récentes et Cartes Postales Anciennes (CPA). J'y fais part de mes souvenirs et je décris des itinéraires de balade ainsi que les multiples sites touristiques à voir absolument.

Articles avec #bruyeres-environs catégorie

Publié le par Philippe Poix - Alain Bohuon
Publié dans : #Bruyeres-environs, #Vervezelle

Situé à l'époque à la sortie de Bruyères route de Vervezelle après l'Avison, le Gros Chêne fait partie de mes lointains et vagues souvenirs de Bruyérois. Je ne sais d'ailleurs plus quel était son emplacement exact.

Nous y allions rarement, je me souviens plutôt du « Petit casse-gueule » et du « Grand casse-gueule » que nous dévalions en luge pendant l’hiver. A l’époque, la neige était abondante, il n’était pas rare de voir 50 à 60 cm de hauteur de neige à Bruyères.

Le 26 juin dernier, je reçois d’un de mes visiteurs, Monsieur Alain Bohuon, un commentaire à ma publication « Balade aux Roches de Pointhaie » dans lequel il écrit :

Je découvre par hasard votre joli reportage sur les environs de Bruyères ; c'est aussi une belle invitation à partir pour une belle découverte. Je vois également votre regret de la disparition du Gros Chêne qui avait tant d'histoires à raconter...J'en avais fait une photo lors de l'automne 1976, si cela vous intéresse dites-moi comment vous la faire parvenir...à bientôt, peut-être...

Le 28 juin, je réponds à Alain Bohuon que je suis fortement intéressé par des photos du Gros Chêne, en précisant toutefois qu’ayant pour habitude de ne publier que des photographies dont je suis l’auteur, il m’arrive exceptionnellement de publier des photos d’une autre personne avec son accord et en précisant son nom et l’autorisation qu’elle m’a donnée.

Je reçois dans la foulée le 29 juin, non seulement 3 photos du gros chêne que je suis autorisé à publier mais ce n’est pas tout, je vais y revenir.

Voici tout d'abord les trois photos du Gros Chênes dont Alain Bohuon est l’auteur :

Le Gros Chêne de Vervezelle quand il était encore debout. Photo Alain Bohuon

Le Gros Chêne de Vervezelle quand il était encore debout. Photo Alain Bohuon

Le Gros Chêne de Vervezelle a vécu. Photos Alain Bohuon
Le Gros Chêne de Vervezelle a vécu. Photos Alain Bohuon

Le Gros Chêne de Vervezelle a vécu. Photos Alain Bohuon

Non seulement je reçois ces trois photographies mais aussi un long récit passionnant sur l’histoire du Gros Chêne. Ma passion est à son comble, je demande alors à Alain Bohuon l’autorisation de publier ce texte sur Bruyères-Vosges, en lui soumettant la structure de l’article que vous êtes en train de lire. Il m’accorde volontiers ce droit de publication et je l’en remercie très vivement.
Voici un extrait de sa réponse :

"Tout d'abord, je suis bien satisfait que vous ayez reçu avec intérêt les documents que j'ai eu le plaisir de vous transmettre. Je suis également très flatté de votre appréciation quant à ma littérature et vous en remercie.
Pour ce qui est de votre projet de donner un prolongement à votre évocation du ''Gros Chêne'', la trame, telle que vous la proposez me paraît tout-à-fait cohérente et bien pensée. Je suis bien sûr que vous saurez lui donner la forme susceptible de retenir l'attention de vos correspondants et lecteurs habituels. Je vous confirme que vous pouvez disposer librement de ma modeste contribution telle qu'elle vous semblera la plus utile, elle est désormais votre propriété."

Bien entendu je ne me considère pas comme propriétaire mais comme simple utilisateur autorisé.

Le texte écrit par Alain Bohuon, (version du 30 juin 2019) :

Le Gros Chêne

Je n’imaginais pas qu’un jour le hasard m’amènerait à reparler du Gros Chêne, mais il m’est bien agréable d’en évoquer le souvenir. C’est lors de l’hiver 1976 que je le croisai pour la première fois. A la faveur d’une totale reconversion professionnelle, j’avais quitté un bureau parisien pour un poste d’inséminateur dans les Vosges. C’est sur le secteur de Bruyères que je fis mes premières armes en tant que remplaçant ; quelques années plus tard, succédant à mon collègue, monsieur Paul Bailly, j’ai été le titulaire de ce secteur jusqu’à ma retraite en 2008. Alors, combien de fois n’ai-je pas eu à passer et même à repasser devant le Gros Chêne dès lors qu’on m’appelait à Vervezelle ou à Belmont ou bien encore à Domfaing ? Jamais je n’étais indifférent à sa présence, imposante et majestueuse, au détour de ce virage que vous n’aviez pas non plus oublié. De saison en saison, je le voyais changer de parures faites de mille nuances qui faisaient qu’il n’était jamais le même, mais toujours éclatant de puissance et de beauté. Les siècles lui avaient donné ses plus hauts quartiers de noblesse et on ne pouvait s’en approcher sans éprouver un profond sentiment de respect à son endroit. Lui, qui aurait pu témoigner d’Henri IV, du Roi-Soleil, de Napoléon 1er ; Lui qui aurait pu gémir de tous les malheurs de la France, des Guerres de Religions à la Révolution, de l’invasion des Prussiens à celles des blindés de la Wehrmacht…Il demeurait là, sage et silencieux philosophe regardant avec compassion le travail du laboureur, avec indulgence les jeux des enfants ou avec résignation les multiples turpitudes de l’humanité. Les années passaient…Il est venu un temps où je l’ai deviné malade. Au printemps ses branchages, jadis si vigoureux et pleins de promesses, restaient faméliques et seul un peu de verdure disait qu’il respirait encore. Je me disais bien que, peut-être, il commençait à se lasser de ce monde devenu trop bruyant avec ses voitures, ses avions et même avec ses tracteurs ou ses engins qui répandaient autour de lui ces poussières acides qui brûlaient l’herbe entourant son socle…Et puis une année, c’était peut-être en 1990, il parut retrouver l’énergie d’antan. A nouveau, au printemps, sa ramure se couvrit, tout entière, du vert tendre des nouvelles feuilles qui allaient ainsi évoluer naturellement jusqu’à devenir jaunes, or ou brunes et puis tomber à l’arrivée des premiers frimas. Si je me souviens bien c’est dans le temps de son regain de vie qu’on eut l’idée de lui faire une plaque d’identité. Un matin, passant près de lui et le saluant comme à l’accoutumée, je découvris que l’on avait cloué, en plein cœur de son écorce épaisse et rugueuse comme la peau de ces pachydermes qui s’acheminent vers le trépas, un rectangle de métal couvert d’une peinture blanche sur lequel on avait écrit au pochoir et sans aucun style, en lettres rouge vif, ‘’Le Gros Chêne’’ ! J’étais indigné devant cette incongruité ! Lui qui était là depuis quatre siècles et demi, Lui que tout le monde connaissait, qu’avait-on besoin de l’identifier de la sorte ? Sa renommée était telle et depuis si longtemps que nul n’ignorait qu’il était ‘’Le Gros Chêne’’ et d’ailleurs, il suffisait de le regarder et tout de suite après de l’admirer et enfin le respecter…et en plus, cette pancarte affreuse, sans art, sans recherche ! Je ne fis rien de plus, à cette époque, que demeurer outré et en colère et bien peiné pour mon vieil ami ‘’Le Gros Chêne’’ de Vervezelle. Bientôt, le nouveau souffle que la sève semblait lui avoir donné, se fit de plus en plus court et, un printemps nouveau, aucune feuille n’éclata d’un timide bourgeon. Il n’en vint plus jamais. Le Gros Chêne était toujours debout mais la mort l’avait bien pétrifié et noyé dans la tristesse que je sentais aussi en moi quand je le regardais ainsi.

Un matin, cela devait être au début du mois de mars 1996, descendant à Vervezelle, j’ai été soudain frappé de stupeur. Le Gros Chêne était là, couché dans le champ au bord de la route, le pied de son tronc entièrement fracturé, le squelette de ses branches s’étalant à la lisière d’un bosquet d’épicéas. Le Gros Chêne ne sera plus jamais dans le paysage, sur la droite, dans la courbe de ce virage qui descend à Vervezelle. Cela fut mon premier commentaire quand j’arrivais à la ferme de Denis Robert. J’étais triste. La nuit, il avait fait très froid, le thermomètre était descendu bien en dessous de zéro.

Quelques jours plus tard, rapportant par courrier cet épisode, à l’un de mes proches, faisant allusion à cette ridicule affichette dont on l’avait affublé qui m’avait tant ulcéré, j’avais conclu que si le Gros Chêne s’était ainsi effondré c’est parce qu’il n’avait pas supporté qu’on lui collât une étiquette sur le dos…

Deux mois après son effondrement, il était toujours dans le même état et à la même place. Ce n’est que plus tard que les branchages ont été tronçonnés et ont peu à peu disparu, mais le fût n’a jamais été exploité et doit toujours être aujourd’hui au même endroit, enseveli sous un linceul de ronces et de buissons sauvages.

Alain BOHUON, le 30 juin 2019

Reste pour moi une inconnue, comme je le précise au début de cette publication, je ne sais plus exactement où était situé le Gros Chêne. Certes, à droite de la route en allant sur Vervezelle après l’Avison mais où exactement ?

J’imagine trois positions que je repère sur un extrait de carte IGN en privilégiant la position B à priori.

BRUYÈRES-VOSGES : Le Gros Chêne route de VERVEZELLE

Je fais part de mon interrogation à Alain Bohuon en lui adressant cet extrait de carte. Il m'avise alors aussitôt, qu'il ira faire une reconnaissance sur site le 15 juillet.

Si tôt dit si tôt fait, je reçois sa réponse le 16 juillet :

Conformément à mes intentions, je suis allé hier matin en pèlerinage sur la route de Vervezelle. C'était une quête bien singulière, peut-être un peu semblable (pour celui qui ne manque pas d'imagination) à celle de l'archéologue s'approchant de la momie tant convoitée. Comme vous le verrez sur les documents que je vous joins, depuis 1976 et même 1996, le paysage a beaucoup changé. Je m'étais stationné tout à proximité du lieu qui semblait correspondre à mes souvenirs, mais mes recherches visuelles et à coups de sonde dans la végétation demeurant vaines je commençais à douter de l'endroit qu'il me fallait retrouver. Je suis alors allé chez monsieur Denis ROBERT, l'agriculteur de Vervezelle chez lequel je suis intervenu pendant de nombreuses années et avec lequel j'ai conservé de très bonnes relations. Il savait très exactement où se trouvait le grand gisant et nous sommes repartis tous les deux le sortir de l'oubli. Il était tout près du lieu que j'avais pressenti mais totalement masqué au regard du passant. Il ne fut quand même pas trop difficile d'écarter un enchevêtrement de ronces et d'orties pour le voir apparaître. Un peu plus tard, je suis revenu seul pour m'en approcher au mieux, le dégageant encore davantage d'une flore envahissante et renouer mon dialogue avec le Gros Chêne...Lorsqu'on se retrouve de la sorte auprès de lui, on demeure impressionné par ses dimensions. Je me suis même dit, avec une pointe d'amusement et plagiant Henri III devant le cadavre du duc de Guise : " il paraît encore plus grand mort que vivant ". 

 

Avant cela, Denis ROBERT me dit que la mairie de Bruyères aurait souhaité récupérer le fût de cet arbre remarquable, en assurer le traitement et enfin lui trouver un local d'exposition. S'il était tombé sur la route, il devenait de fait propriété de la commune de Bruyères et elle pouvait en disposer librement. Mais, c'est sur le champ où étaient ses racines qu'il s'est couché et il n'y eut aucune entente entre son propriétaire et la municipalité quant à sa destination finale. A ce sujet, d'après Denis ROBERT, il existe une petite incertitude cadastrale; tant il se situe à la limite des deux communes de Vervezelle et Bruyères qu'il n'est pas simple d'affirmer son identité géographique réelle, mais quoi qu'il en soit il appartient au propriétaire du champ. C'est ainsi qu'il retourne à la terre qui l'avait vu croître et régner pendant 450 ans, d'après un sondage effectué jadis par l'ONF. Denis ROBERT me dit encore qu'il y a fort longtemps, des gamins avaient planté des clous, à intervalles plus ou moins réguliers dans le tronc afin d'en faire l'escalade. J'ai retrouvé l'une de ces reliques qu'il m'a été aisé d'arracher à une écorce bien vermoulue.

 Enfin, que j'en vienne à sa localisation précise. Il se situe bien au niveau de votre repaire B. On le découvre sur la droite en descendant, à 5 ou 6 mètres du bord de la route, environ 150 mètres avant le sentier qui s'en va, à gauche, vers les roches de la Pointhaie.

Avec ce texte, Alain Bohuon m'adresse quatre photographies légendées qu'il a prises lors de sa reconnaissance sur site :

Photo A. Bohuon du 15/07/2019 - La végétation a énormément changé.la bordure d’épicéas n’existe plus et a été remplacée par d’autres essences qui croissent ici de façon très anarchique.  Le Gros chêne s’élevait exactement derrière le bosquet se trouvant dans le coude du virage, là-même où il s’est abattu le 4 mars 1996 et là-même où se trouve encore le fût qui continue à se métamorphoser.

Photo A. Bohuon du 15/07/2019 - La végétation a énormément changé.la bordure d’épicéas n’existe plus et a été remplacée par d’autres essences qui croissent ici de façon très anarchique. Le Gros chêne s’élevait exactement derrière le bosquet se trouvant dans le coude du virage, là-même où il s’est abattu le 4 mars 1996 et là-même où se trouve encore le fût qui continue à se métamorphoser.

Photo A. Bohuon du 15/07/2019 - Après avoir sommairement dégagé l’accès aux vestiges, on découvre la base du tronc telle qu’elle s’est fracturée le jour où l’arbre s’est abattu.

Photo A. Bohuon du 15/07/2019 - Après avoir sommairement dégagé l’accès aux vestiges, on découvre la base du tronc telle qu’elle s’est fracturée le jour où l’arbre s’est abattu.

Photo A. Bohuon du 15/07/2019 - Il est toujours très précisément dans la même position que lorsqu’ il s’est définitivement couché, après que les branchages aient été débités. Il faudra sans doute, maintenant, quelques décennies avant qu’il ne soit entièrement phagocyté par son environnement luxuriant.

Photo A. Bohuon du 15/07/2019 - Il est toujours très précisément dans la même position que lorsqu’ il s’est définitivement couché, après que les branchages aient été débités. Il faudra sans doute, maintenant, quelques décennies avant qu’il ne soit entièrement phagocyté par son environnement luxuriant.

Photo A. Bohuon du 15/07/2019 - Il se nécrose aussi de l’intérieur. Ici, le départ d’une de ses très nombreuses branches, mais on peut penser que cette décomposition avait commencé avant même son effondrement, la sève l’avait quitté depuis au moins trois ou quatre ans.

Photo A. Bohuon du 15/07/2019 - Il se nécrose aussi de l’intérieur. Ici, le départ d’une de ses très nombreuses branches, mais on peut penser que cette décomposition avait commencé avant même son effondrement, la sève l’avait quitté depuis au moins trois ou quatre ans.

Je ne me souvenais plus de l'emplacement du Gros Chêne mais je m'aperçois que j'avais la réponse.
Je viens de penser à la photographie aérienne de Bruyères que j'avais achetée à l'IGN au début des années 1990. Le Gros Chêne y est bien visible à l'emplacement B repéré sur l'extrait de carte IGN que je présente plus haut. Emplacement que m'a confirmé Alain Bohuon.

Voici un extrait de cette photographie sur lequel j'ai porté quelques repères :

BRUYÈRES-VOSGES : Le Gros Chêne route de VERVEZELLE

Voilà donc des photos du Gros Chêne de la route de Vervezelle et un récit qui intéresseront, je n’en doute pas, les visiteurs de Bruyères-Vosges.

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Je n'avais que de vagues souvenirs du Gros Chêne. Je suis loin de tout savoir sur Bruyères ma ville natale, aussi j’attache une très grande importance à la contribution que peuvent apporter mes visiteurs qui m’autorisent à publier les éléments qu'ils me transmettent dans le cadre du respect des droits d’auteur.

Ma curiosité est ainsi réveillée. Lors d'un prochain séjour dans les Vosges, je me rendrai à l'emplacement du Gros-Chêne, peut-être alors que des souvenirs me reviendront.

 

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Je remercie très sincèrement Alain BOHUON pour son excellente contribution et pour l’autorisation qu’il m’a donnée, d'en faire une publication sur BRUYÈRES-VOSGES.
Je le considère comme principal rédacteur de cet article. Mon rôle a essentiellement consisté à mettre en forme les précieux renseignements qu'il m'a si aimablement transmis.

 

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Publié le par Philippe Poix
Publié dans : #CPA, #Ferroviaire, #Bruyeres-environs

Mes acquisitions de cartes postales anciennes de Bruyères se font rares, aussi comme je parle également des environs de Bruyères sur ce blog, je commence à rechercher des CPA des villes et villages voisins.

J'avais déjà trois CPA de Champ-le-Duc. Je commence une nouvelle série avec des CPA de Laveline-devant-Bruyères à Gérardmer.

C'est probablement la vue de cartes postales de l'ancienne ligne ferroviaire de Laveline-devant-Bruyères à Gérardmer qui a réveillé ma nostalgie, ce qui m'a incité à commencer cette série.

Au delà de BRUYÈRES-VOSGES : de LAVELINE-DEVANT-BRUYÈRES à GÉRARDMER

(Cliquer sur les images pour les agrandir)

Au delà de BRUYÈRES-VOSGES : de LAVELINE-DEVANT-BRUYÈRES à GÉRARDMER
Au delà de BRUYÈRES-VOSGES : de LAVELINE-DEVANT-BRUYÈRES à GÉRARDMER
Au delà de BRUYÈRES-VOSGES : de LAVELINE-DEVANT-BRUYÈRES à GÉRARDMER
Au delà de BRUYÈRES-VOSGES : de LAVELINE-DEVANT-BRUYÈRES à GÉRARDMER
Au delà de BRUYÈRES-VOSGES : de LAVELINE-DEVANT-BRUYÈRES à GÉRARDMER
Au delà de BRUYÈRES-VOSGES : de LAVELINE-DEVANT-BRUYÈRES à GÉRARDMER
Au delà de BRUYÈRES-VOSGES : de LAVELINE-DEVANT-BRUYÈRES à GÉRARDMER
Au delà de BRUYÈRES-VOSGES : de LAVELINE-DEVANT-BRUYÈRES à GÉRARDMER
Au delà de BRUYÈRES-VOSGES : de LAVELINE-DEVANT-BRUYÈRES à GÉRARDMER
Au delà de BRUYÈRES-VOSGES : de LAVELINE-DEVANT-BRUYÈRES à GÉRARDMER
Au delà de BRUYÈRES-VOSGES : de LAVELINE-DEVANT-BRUYÈRES à GÉRARDMER

En janvier 2009, je publiais l'article ci-dessous relatif à une éventuelle réouverture de la ligne de Laveline-devant-Bruyères à Gérardmer.

Aujourd'hui, la possible fermeture de la ligne d'Arches à Saint-Dié-des-Vosges passant par Bruyères est périodiquement évoquée. Alors quant à une réouverture de Laveline-Devant-Bruyères à Gérardmer ... Il faut se rendre à l'évidence.

Raison de plus pour immortaliser le passé en collectionnant les CPA qui illustrent le transport d'une autre époque dans la Vallée de la Vologne.

 

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Publié le par Philippe Poix
Publié dans : #Bruyeres-environs

Une idée de visite si vous êtes sur Bruyères ou dans les environs : je vous invite à aller voir l'exposition du Sentier de la Photo aux Jardins de Bernadette au Haut du Tôt.

Le 12 juillet 2018, après la randonnée Jeuxey - Bruyères par le Sentier des Ducs suivie d'un pique-nique au bord du Lac de Pointhaie, nous partons pour Le Haut du Tôt, plus précisément aux Jardins de Bernadette, pour visiter le Sentier de la Photo.

Plusieurs itinéraires permettent de s'y rendre, nous passons par Champdray. Il y a environ 31 km pour aller de Bruyères Places Stanislas, aux Jardins de Bernadette, pour 45 mn de temps de trajet.

Le Sentier de la Photo aux Jardins de Bernadette - Vue sur le Haut du Tôt

Le Sentier de la Photo aux Jardins de Bernadette - Vue sur le Haut du Tôt

Cliquer sur les images pour les agrandir

Les Jardins de Bernadette sont producteurs de plantes, de confitures, de sirops etc.  La production est issue soit des plantations faites sur place, soit de cueillette dans l'espace naturel.
Vous aurez tous les renseignements sur le site internet des Jardins de Bernadette avec le lien inséré en fin de publication.

Arrivant aux Jardins de Bernadette, nous découvrons un cadre paisible. Nous commençons à apercevoir les photos exposées dans les jardins.

BRUYÉRES-VOSGES : une visite à faire, le Sentier de la Photo au Haut du Tôt
BRUYÉRES-VOSGES : une visite à faire, le Sentier de la Photo au Haut du Tôt
BRUYÉRES-VOSGES : une visite à faire, le Sentier de la Photo au Haut du Tôt
BRUYÉRES-VOSGES : une visite à faire, le Sentier de la Photo au Haut du Tôt

L'objet de cette publication et de partager avec mes visiteurs, quelques photos que j'ai pu prendre du Sentier de la Photo qui est une exposition photos sur le site des Jardins de Bernadette. Cette exposition est accessible gratuitement depuis le 16 juin jusqu'au 10 novembre 2018.

Il aurait été dommage de ne pas illustrer cette publication avec quelques photos prises à l'occasion de cette visite.
C'est la raison pour laquelle j'ai contacté Yann, administrateur de la page Facebook
"Le sentier de la photo - Le Haut du Tôt" , qui m'a donné un avis favorable pour publier quelques photos en citant les auteurs Vincent Munier, Frédéric Lemalet, Matthieu Ricard, Caroline Riegel qui participent à cette exposition et en citant également l'exposition d'oeuvres de photographes qui ont participé au Festival de la photo animalière et de nature de Montier-en-Der .

Le lien inséré en fin de publication vous permettra d'avoir tous les renseignements sur l'association "Les sentiers de la photo" et sur les auteurs qui exposent leurs photos.

Mon idée est d'inciter ainsi mes visiteurs, à se rendre au Haut du Tôt pour y admirer cette exposition.

BRUYÉRES-VOSGES : une visite à faire, le Sentier de la Photo au Haut du Tôt
BRUYÉRES-VOSGES : une visite à faire, le Sentier de la Photo au Haut du Tôt
BRUYÉRES-VOSGES : une visite à faire, le Sentier de la Photo au Haut du Tôt
BRUYÉRES-VOSGES : une visite à faire, le Sentier de la Photo au Haut du Tôt
BRUYÉRES-VOSGES : une visite à faire, le Sentier de la Photo au Haut du Tôt

Nous continuons le Sentier puis nous arrivons à la Croix de l'An 2000.

La croix a été dressée au cours de la Semaine Sainte de l'An 2000. Dans les fondations, une bouteille, contenant le nom de tous les habitants du Haut du Tôt, a été scellée. Cette croix a été bénite par Monsieur l'Abbé Arnould le 2 juillet 2000.

(Source http://www.haut-du-tot.fr/spip.php?article20)

BRUYÉRES-VOSGES : une visite à faire, le Sentier de la Photo au Haut du Tôt
BRUYÉRES-VOSGES : une visite à faire, le Sentier de la Photo au Haut du Tôt

En admirant le paysage, je remarque un panneau aussi pertinent qu'amusant.

BRUYÉRES-VOSGES : une visite à faire, le Sentier de la Photo au Haut du Tôt
BRUYÉRES-VOSGES : une visite à faire, le Sentier de la Photo au Haut du Tôt

Puis nous continuons la visite de l'exposition

BRUYÉRES-VOSGES : une visite à faire, le Sentier de la Photo au Haut du Tôt
BRUYÉRES-VOSGES : une visite à faire, le Sentier de la Photo au Haut du Tôt
BRUYÉRES-VOSGES : une visite à faire, le Sentier de la Photo au Haut du Tôt
BRUYÉRES-VOSGES : une visite à faire, le Sentier de la Photo au Haut du Tôt
BRUYÉRES-VOSGES : une visite à faire, le Sentier de la Photo au Haut du Tôt
BRUYÉRES-VOSGES : une visite à faire, le Sentier de la Photo au Haut du Tôt
BRUYÉRES-VOSGES : une visite à faire, le Sentier de la Photo au Haut du Tôt

Je m'arrête pour prendre quelques photos de l'étang de Blancfaing et des sphaignes sur la tourbière qui le borde. 

BRUYÉRES-VOSGES : une visite à faire, le Sentier de la Photo au Haut du Tôt
BRUYÉRES-VOSGES : une visite à faire, le Sentier de la Photo au Haut du Tôt

Nous continuons ensuite le Sentier de la Photo

BRUYÉRES-VOSGES : une visite à faire, le Sentier de la Photo au Haut du Tôt

Nous rejoignons la route qui descend du Haut du Tôt à Sapois, pour admirer la vue sur les Hautes-Vosges.

Sur notre parcours, une bâtisse typique vosgienne qui sera très probablement restaurée par ses propriétaires pour lui redonner son cachet

Sur notre parcours, une bâtisse typique vosgienne qui sera très probablement restaurée par ses propriétaires pour lui redonner son cachet

BRUYÉRES-VOSGES : une visite à faire, le Sentier de la Photo au Haut du Tôt
BRUYÉRES-VOSGES : une visite à faire, le Sentier de la Photo au Haut du Tôt
BRUYÉRES-VOSGES : une visite à faire, le Sentier de la Photo au Haut du Tôt
BRUYÉRES-VOSGES : une visite à faire, le Sentier de la Photo au Haut du Tôt

Puis nous revenons sur nos pas pour continuer la visite en suivant le chemin de crête qui mène aux Jardins de Bernadette. 

Vu le nombre de photos prises sur le Sentier de la Photo, j'aurais pu en publier beaucoup plus.
J'en ai volontairement limité le nombre et la taille par respect pour les auteurs des photos exposées.

Je rappelle que cette publication a juste pour objectif, d'inciter mes visiteurs à aller s'ils le peuvent, voir cette merveilleuse exposition photos qui se tiendra aux Jardins de Bernadette jusqu'au 10 novembre 2018, tout en profitant du bon air et de la visite des Jardins de Bernadette.

 

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Publié le par Philippe Poix
Publié dans : #Photos BRUYERES, #Bruyeres-environs, #Helledraye, #Faîte

Voilà quelque temps que je souhaitais faire de BRUYÈRES ma ville natale, un but de randonnée pédestre. Après en avoir parler à mon frère, nous avons décidé de faire ce 12 juillet 2018, la randonnée de JEUXEY à BRUYÈRES en passant par DEYVILLERS et le Sentier des Ducs.

Nous partons de JEUXEY à 06h05 ce 12 juillet en nous dirigeant vers l'Ancien Fort de DEYVILLERS. Un premier arrêt photographique me permet d'immortaliser l'éclairage matinal sur JEUXEY avec ÉPINAL en arrière-plan et sur DEYVILLERS.  La météo est prometteuse pour la journée.

Randonnée de JEUXEY à BRUYÈRES-VOSGES
Randonnée de JEUXEY à BRUYÈRES-VOSGES

Après être passés à hauteur de l'Ancien Fort, nous descendons sur DEYVILLERS. La lumière rasante fait ressortir le clocher de l'église Saint-Luc parmi la campagne verdoyante.

Merci de cliquer sur les images de cette publication pour les agrandir.

Randonnée de JEUXEY à BRUYÈRES-VOSGES
Randonnée de JEUXEY à BRUYÈRES-VOSGES
Randonnée de JEUXEY à BRUYÈRES-VOSGES

Nous traversons DEYVILLERS, au passage je remarque le Saint-Oger dont le débit est loin de celui qu'il devait y avoir lors des dernières inondations de DEYVILLERS et JEUXEY. Je n'ai pas pris de photo à la traversée du village car nous marchons d'un bon pas, nous avons 25 km à parcourir. L'arrêt photo qui suivra sera pour cet étang au bord duquel nous passons après avoir pénétré dans la forêt.

Randonnée de JEUXEY à BRUYÈRES-VOSGES
Randonnée de JEUXEY à BRUYÈRES-VOSGES

Nous rejoignons le Sentier des Ducs en passant par la Roche Charlot et par la Roche Goutteuse, deux centres d'intérêt qui font partie du patrimoine naturel. Pour voir les stalactites de glaces caractéristiques de la Roche Goutteuse, il me faudra évidemment y revenir en hiver...

En rejoignant la Roche Charlot

En rejoignant la Roche Charlot

La Roche Charlot
La Roche Charlot

La Roche Charlot

La Roche Goutteuse. En hiver, l'eau qui ruisselle à sa surface forme des stalactites de glace.
La Roche Goutteuse. En hiver, l'eau qui ruisselle à sa surface forme des stalactites de glace.
La Roche Goutteuse. En hiver, l'eau qui ruisselle à sa surface forme des stalactites de glace.

La Roche Goutteuse. En hiver, l'eau qui ruisselle à sa surface forme des stalactites de glace.

A hauteur de MÉMÉNIL, nous passons devant la Croix Christophe, un peu plus loin, un arbre mort retient mon attention.

Randonnée de JEUXEY à BRUYÈRES-VOSGES
Randonnée de JEUXEY à BRUYÈRES-VOSGES
Randonnée de JEUXEY à BRUYÈRES-VOSGES

Un peu après 09h35, nous sortons de la forêt en arrivant à la prairie de la Haute-Verrières à hauteur de LÉPANGES-sur-VOLOGNE. Je me retrouve en terres connues que je parcourais dans ma jeunesse.

Randonnée de JEUXEY à BRUYÈRES-VOSGES
Randonnée de JEUXEY à BRUYÈRES-VOSGES
Randonnée de JEUXEY à BRUYÈRES-VOSGES
Randonnée de JEUXEY à BRUYÈRES-VOSGES
Randonnée de JEUXEY à BRUYÈRES-VOSGES
Randonnée de JEUXEY à BRUYÈRES-VOSGES

Après avoir fait le crochet par la Haute Verrières (nous aurions pu rester en lisière de forêt) nous nous dirigeons vers la Croix de Faîte.
Nous attaquons le raidillon caillouteux dont je me souviens bien alors un arrêt photographique devant le panneau de l'ONF permet de souffler un peu...

Randonnée de JEUXEY à BRUYÈRES-VOSGES

Nous cheminons vers la Croix de Faîte. "Le cheval commence à sentir l'écurie" comme on dit, j'approche de Bruyères ! 

Au passage, nous avons bien du mal à reconnaître les parcelles où nous avons travaillé tous les deux en 1975 quand nous étions à l'ONF pour faire du nettoyage de plantations et de fossés. Nous étions dirigés par Monsieur Nicolle dont je me souviens bien.

Nous faisions le trajet à mobylette et nous avions la gamelle préparée par notre chère mère pour le midi.

Le croissant, ce n'était pour le petit-déjeuner. C'était l'outil mi-faucille mi-serpette fixé au bout d'un long manche, qui servait à couper les rejets pour dégager les plantations de jeunes pins et sapins. C'était un travail physique mais que de bons souvenirs et de bon air des forêts vosgiennes.

Nous arrivons à la Croix de Faîte, dommage pour la photo, il est 10h20 c'est encore trop tôt car elle est toujours dans l'ombre.

Randonnée de JEUXEY à BRUYÈRES-VOSGES

Après la Croix de Faîte, nous atteignons la carrière et là, nous décidons de quitter le Sentier des Ducs pour suivre le chemin de crête qui permet de rejoindre la route forestière qui vient du Monument Américain pour aller aux Quatre Chemins.

Depuis le chemin de crête, nous faisons une pause pour observer le paysage à travers une coupe de bois à priori récente. Nous dominons la rue de la Libération, à peu près à mi-distance entre la Bergerie et le Printemps.

Randonnée de JEUXEY à BRUYÈRES-VOSGES

Une fois sur la route forestière, nous passons par les Sept Frères qui sont toujours bien vaillants, pour nous rendre aux Quatre Chemins.

Randonnée de JEUXEY à BRUYÈRES-VOSGES
Randonnée de JEUXEY à BRUYÈRES-VOSGES

Des Quatre Chemins, nous suivons le chemin des Fourmis pour aller au Point du Jour.

Je sais pertinemment que ce n'est pas le meilleur moment de la journée pour photographier BRUYÈRES.

Cependant, pour nous, il ne saurait être question de faire une randonnée JEUXEY - BRUYÈRES, sans passer par le Point du Jour qui de l'Helledraye, permet d'embrasser une merveilleuse vue générale sur BRUYÈRES, le Vallée de la Vologne et les Hautes-Vosges.

Nous arrivons ainsi au Point du Jour, il est 11h32 et depuis JEUXEY d'où nous sommes partis à 06h05, nous avons parcouru une distance de 23 km.

Randonnée de JEUXEY à BRUYÈRES-VOSGES
Randonnée de JEUXEY à BRUYÈRES-VOSGES
Randonnée de JEUXEY à BRUYÈRES-VOSGES

Après cette pause au Point du Jour, nous descendons pour rejoindre la rue du 442 ème Régiment d'Infanterie Américaine. Nous nous arrêtons pour saluer des Amis Bruyérois puis nous terminons notre randonnée Place Stanislas où nos épouses sont venues nous rejoindre en voiture avec le pique-nique que nous apprécierons de prendre au bord du Lac de Pointhaie.

Les données de la randonnée enregistrées par le GPS :

  • Distance avec altitude 24,93 km
  • Dénivelé positif 506 m
  • Altitude maximum 631 m
  • Vitesse moyenne en mouvement 4,5 km/h
  • Durée 06h23mn
  • Temps d'arrêt 53 mn

Ci-dessous, vous pouvez visualiser l'itinéraire que nous avons suivi.

Pour résumer cette randonnée, quel plaisir intense de retrouver BRUYÈRES en y arrivant autrement que par la route. Par la forêt après une longue marche, c'est un plaisir qui se mérite.

Je n'ai pas pris de photographie à notre arrivée Place Stanislas mais j'en publierai de nouvelles car j'y suis revenu le lundi 16 juillet.

Après le pique-nique à Pointhaie, la journée n'était pas finie, nous sommes allés aux Jardins de Bernadette au Haut-du-Tôt pour faire le Sentier de la Photo, une autre marche plus courte et à une allure de promenade.

 

Merci de votre visite et à bientôt pour d'autres publications

 

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